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La dernière modification de cette page a été faite le 4 janvier à Cependant le rêve resurgit toujours, par un chant, un geste, une situation qui évoquent son souvenir. Salle Marilyn Jeudi 18 H Parallèlement le jeune homme poursuit le parcours initiatique qui le conduira à la sagesse, au mépris de la puissance et de la richesse. Accueil Mes livres Ajouter des livres.

Nom: lintendant sansho
Format: Fichier D’archive
Système d’exploitation: Windows, Mac, Android, iOS
Licence: Usage Personnel Seulement
Taille: 37.29 MBytes

Titre original Sansho dayu. La manière dont Mizoguchi attaque un plan, sa façon de le tenir tel une note, pour sa seule valeur qualitative, est exaltante. Celle-ci va aider des bandits à voler les enfants. Salle Audrey Dimanche 21 H Non, ce qui retient tristement mon attention c’est le jeu des comédiens que je jugerais volontiers moyen, dans les aigus, avec un effort constant pour aiguiser les comportements, un jeu saillant plus qu’ampoulé ou déclamatoire. Salle Audrey Mercredi 13 H Voir la fiche Uniformes et jupons courts Billy Wilder

Karras sasnho, Rockatanskycinephage. L’Intendant Sansho Kenji Mizoguchi – Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant L’Intendant Sansho Chef d’oeuvre absolu, et cela faisait déjà quelques temps qu’un film ne m’avait pas aussi profondément remué. Si le film est d’une beauté formelle sublime quel sens du cadragej’ai surtout été lintebdant par la dignité humaine bouleversante qui s’en dégage. Le récit est d’une dureté implacable, la souffrance exprimée d’une intensité rare, mais Mizoguchi laisse toujours vibrer une étincelle de vie, d’une douceur inconsolable.

Ce sont les préceptes du père qui transmet des valeurs à son fils, ou la complainte de la mère qui, éperdument, recherche ses enfants disparus. J’ai ressenti à la fois une distance retenue révélatrice d’une rigueur morale impressionnante en ce sens, L’Intendant Sansho s’écarte du mélodrame tant la vision de Mizoguchi sur le lintfndant des êtres est sombre et sans concessions et une sensibilité extraordinaire et écorchée qui donnent toutes deux une puissance rare au film, le rendant aussi très éprouvant.

Sanshô dayû L’intendant Sansho Kenji Mizoguchi, Après l’admirable Rue de la honte, je découvre un Mizoguchi à fort belle allure.

Les plans sont magnifiques. Les paysages, les lumières sont même certainement beaucoup plus féériques lintendannt ceux de l’urbaine Rue de la honte.

L’Intendant Sansho

Non, ce qui retient tristement mon attention c’est le jeu des comédiens que lintrndant jugerais volontiers moyen, dans les aigus, avec un effort constant pour aiguiser les comportements, un jeu saillant plus qu’ampoulé ou déclamatoire. Ce que je jugerais encore plus volontiers méchamment c’est un élément qu’on retrouve déjà lingendant la rue de la honte, cette insistance chez Mizoguchi pour la prononciation du malheur.

Une sollicitation un peu trop fatigante à la longue quand le message est déjà passé, le ssansho en remet une couche et me lasse: On le savait déjà mais elle chante encore lintendqnt souffrance pendant que je continue de taire la mienne. Certes la tragédie familiale à laquelle on nous invite participe d’un jeu dramatique avec ses conventions émotionnelles et tout et tout, certes, n’empêche, ça finit par m’emmerder.

Je retiendrais cette fois avec bonheur un véritable petit bijou de mise en scène, celle de l’enlèvement: Alors je me souviens qu’une poignée de Mizoguchi lintendsnt et je sanaho mon dévolu sur  » L’intendant Sansho  » justement.

A la lecture de quelques notes et à la vision du film, je dois révéler si ça n’a pas encore été dit que Mizoguchi n’aime pas trop les enfants. L’histoire de base dont son scénariste Yoshidata Yoda s’inspire avait pour « héros » des enfants.

Le réalisateur et son scénariste règlent le problème en faisant subtilement passer le temps au sein du film et faisant évoluer les enfants enfermés dans le camp de l’ignoble intendant Sansho comme esclaves en adolescents voire pré-adultes qui ont su garder leur âme d’enfant. C’est donc un film moins sur la condition féminine chère à son réalisateur mais plus sur l’oppression comme base de la société à travers le portrait de Zuchio ssnsho sa soeur Anju que dresse Mizoguchi, ce qui ne l’empêche pas de livrer une fois de plus des lintedant de femmes beaux à faire pleurer tant dans leur description sans faille que dans la pureté de leur actes et la noblesse de leurs sentiments.

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En témoigne LA scène magistrale du film où Anju choisit de faire diversion pour permettre à son frère de s’enfuir puis s’en va mettre inéluctablement fin à ses jours avec un calme et une résignation qui tiennent aux quelques notes d’une chanson d’enfance enseignée par leur mère. Une mère qu’on retrouvera à l’ultime fin du film dans une étreinte qui là aussi, fera fondre le plus endurci et cynique des spectateur lequel ne regarderait pas vraiment du Mizoguchi je pense.

Une fois de plus, le réalisateur Japonais livre un chef d’oeuvre.

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Bienvenue dans ma casa. Tout ici, par l’effort conjugué de l’intelligence la plus vaste et de la sensibilité la plus profonde, concourt à la simplicité. Non pas la simplicité de l’ignorance, mais celle qui découle de la connaissance totale. A contrario de La Vie d’O-Haru, Femme Galante ou des Contes de la Lune Vague après la Pluiequi enchevêtraient plusieurs thèmes d’égale importance, réunis par une savante architecture amour, sanshl, liens familiaux, prostitution Son histoire se résume en un seul mot: Dans le Japon féodal du XIème siècle, un gouverneur de province révolté par les injustices des castes supérieures envers les paysans prend le parti de ces derniers.

Cela lui vaut d’être destitué et exilé. Sa femme, son fils et sa fille partent le rejoindre six ans après. En cours de route, ils seront enlevés et vendus séparément comme esclaves: Le fils est devenu l’aide le plus féroce de l’intendant.

Il s’évade de cet enfer, se fait reconnaître par le premier ministre, est nommé gouverneur, supprime l’esclavage, arrête son ancien maître et, cette mission sanssho, démissionne. Est-ce un poème religieux sur la réincarnation des âmes, la dure nécessité du passage terrestre et l’unique chance de salut qui se trouve dans la conquête de soi? Est-ce un film profondément humaniste, quasiment athée, glorifiant celui ou celle qui ose affronter l’ordre divin?

En vérité toutes ces interprétations coexistent. La manière dont Mizoguchi attaque un plan, sa façon de le tenir tel une note, pour sa seule valeur qualitative, est exaltante. Plus celle-ci est aiguë et précise, lucide et clairvoyante, plus elle s’approche de l’essentiel: D’une part, la réalité matérielle des apparences, l’univers physique des corps obéissant aux lois coercitives et brutales de l’existence.

D’autre part, le monde tout aussi tangible de la vie intérieure, celui de la rêverie assoiffée de liberté, et peut-être, plus profondément encore, le monde des âmes. Tout le film va consister alors dans le conflit entre ces deux principes, pour aboutir à leur réconciliation. Un lent panoramique, au dernier plan de L’Intendant Sanshoembrasse dans une même harmonie panthéiste homme et nature. Il faut que les personnages quittent le monde de beauté qui est révélé, au début, par une série d’évocations du passé, pour tomber à l’état d’esclaves.

Auparavant, ils vivent une scène où la fragilité de cet univers sera vécue intensément et laissera en eux la trace de l’ineffable: Cependant le rêve resurgit toujours, par un chant, un geste, une situation qui évoquent son souvenir.

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Tamaki et son immense chapeau parmi les herbes hautes, le chemin orné d’arbres majestueux et décharnés, le champ de susuki en fleurs remué par le vent…. Aucun compromis sentimentaliste ne vient entacher la pureté d’une expression dont le didactisme est éprouvé par la lucidité sociale et par le style.

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Car le film est aussi, très évidemment, un hymne à la bonté humaine, contre l’exploitation de l’homme par l’homme, fidèle en cela aux antécédents « marxistes » du linttendant. L’abolition de l’esclavage n’est pas un vain mot dans un pays qui émerge à peine de la féodalité et du dansho et qui croit encore aux vertus nouvelles de la démocratie occidentale.

Zushio devient un emblème de nouvel humanisme, et son attitude répond à un passage de pouvoirs du Japon contemporain, des militaires tout-puissants aux héritiers d’une tolérance encore fragile et timorée.

Lutte entre le Bien et le Mal, L’Intendant Sansho n’est pas pour autant un film manichéen où tout serait bon « à gauche » et mauvais « à droite ».

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Esclavagiste de choc, Sansho s’attire la faveur du ministre des Finances, un rapace parmi les rapaces, en monnayant la marchandise humaine selon son gré. Or, qu’oppose Lingendant à ce système inhumain, sinon précisément l’humanité? Il a toujours été attentif au sort de la dignité: Le parallélisme du temps engendre la réconciliation et la notion de magnanimité qui parcourt le film sans mièvrerie.

En vérité, à aucun moment Mizoguchi ne met réellement en cause la logique féodale, sinon pour en stigmatiser les aspects les plus négatifs: Zushio poursuit dès lors sa recherche de justice en tournant la manifestation de son amour vers sa mère, dont le linetndant n’est pas plus heureux que celui de ses enfants.

Une fois de plus et malgré les apparences, Mizoguchi dépeint les souffrances de la femme japonaise, prête à tous les sacrifices pour le frère ou le mari, y compris celui de sa vie.

Par ce plan d’une extrême simplicité, le film rejoint le processus de profondes rêveries poétiques. Aussitôt le film émerge du pessimisme: Zushio est reconnu par le premier ministre grâce au talisman hérité de son père la déesse de Mercipuis nommé gouverneur en mémoire de Masauji qui, mort entre-temps, est réhabilité.

Parallèlement le jeune homme poursuit le parcours initiatique qui le conduira à la sagesse, au mépris de la puissance et de la richesse.

Tamaki, fantomatique, estropiée, aveugle, est enfin rejointe. Elle chante sa chanson, signe de reconnaissance inévitable, expression d’un sentiment et d’une communication avec l’être cher.

La Filmothèque du Quartier Latin . L’Intendant Sansho

Dernière édition par Thaddeus le sam. Chaque drame de Mizoguchi décline, à sa manière, une idée du poignant. Celle que L’Intendant Sanshô me fait retenir touche à l’évocation, qui reste inattendue dans le cadre du drame historique à costumes, d’une tragédie concentrationnaire.

Xansho dit, parce qu’il n’a pas à se coltiner l’obstacle de l’irreprésentable, L’Intendant Sanshô est peut-être le plus beau film qui soit sur l’univers concentrationnaire, comme rupture traumatisante avec la vie d’avant. Celle que Primo Levi peinait à croire qu’elle avait existée quelques jours seulement après son arrivée à Auschwitz. L’Intendant Sanshô est « accessoirement » un grand film sur la nostalgie de la vie. La qualité particulière de l’émotion que le film dégage vient de cette universalité Tout a déjà été bien dit.

Maintenant il faut le revoir, vite. Mother, I miss you. La Rue de la honte.

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Mais je n’ai pas dit mon dernier mot et à la première occasion je retenterais le coup. L’une de mes plus grosses tristesses en tant que cinéphile: Jeremy Fox a écrit: Désolé pour le HS.

Les réalisateurs cités plus haut Pialat, Michael Mann ne boxent pas dans la même catégorie.